Être résident fiscal d’un pays signifie que vous y êtes considéré comme domicilié pour l’impôt. Concrètement, c’est ce pays qui est compétent pour taxer vos revenus mondiaux (salaires, dividendes, plus-values…).
La difficulté survient lorsque plusieurs pays peuvent prétendre à votre résidence fiscale, par exemple si vous vivez entre deux juridictions ou si vous créez une société hors de votre pays de résidence habituelle.
En droit français, vous êtes considéré comme résident fiscal si vous remplissez l’un de ces critères :
Même si vous créez une LTD en Angleterre ou une société en Bulgarie, si votre famille et vos revenus principaux sont en France, vous resterez résident fiscal français.
Lorsqu’un contribuable peut être considéré comme résident de deux pays différents, les conventions fiscales bilatérales permettent de trancher. Elles suivent une hiérarchie :
Ces conventions évitent la double imposition, mais elles ne fonctionnent que si vos déclarations sont cohérentes et transparentes.
La résidence fiscale impacte directement vos décisions stratégiques :
Beaucoup d’entrepreneurs pensent qu’en créant une société offshore, ils échappent automatiquement à la fiscalité française. En réalité, si la résidence fiscale reste en France, les bénéfices rapatriés seront imposés en France, et la société peut être requalifiée.
Exemple : un consultant basé à Paris ouvre une LLP au Royaume-Uni sans clients britanniques. Si ses revenus sont perçus et gérés depuis la France, l’administration fiscale considérera que cette société est imposable en France.
La résidence fiscale est un concept clé qu’aucun entrepreneur international ne doit ignorer. Elle détermine où vos revenus sont taxés et sécurise votre projet face aux administrations.
En pratique :
Chez service-societe.com, nous aidons nos clients à analyser leur situation, optimiser leur fiscalité et choisir la juridiction adaptée à leur projet, en tenant compte de leur résidence fiscale réelle.